Périartérite noueuse : une étiologie de myélite à ne pas méconnaitre en Afrique subsaharienne Polyarteritis nodosa: an etiology of myelitis that should not be ignored in subsaharansub-Saharan Africa
Résumé
Polyarteritis nodosa: an etiology of myelitis that should not be ignored in subsaharansub-Saharan Africa
Introduction. Polyarteritis nodosa (PAN) is a systemic necrotizing segmental vasculitis that affects medium- and small-caliber arteries. It is characterized by infiltration of the different layers of the arterial wall (adventitia, media, and intima) by neutrophils, lymphocytes, and eosinophils, resulting in a variety of clinical signs. This infiltration is responsible for reducing arterial caliber, which can range from minimal to severe and cause neurological and digestive manifestations. These manifestations are complicated by a deterioration in the patient's general condition, leading to diagnostic uncertainty in sub-Saharan Africa, where certain infectious diseases (e.g., HIV/AIDS, tuberculosis, and viral hepatitis) are endemic. We present two cases of PAN with initial peripheral neurological involvement (paraplegia and quadriplegia) secondary to transverse myelitis in patients with a history of fetal loss. Through these two case studies, we aim to clarify the characteristics of this rarely described association between PAN and antiphospholipid antibodies.
Case reports. The patients, aged 25 and 45, presented with chronic migraines, miscarriages, and a major peripheral neurological deficit that occurred during the dry season (the low-temperature season in Gabon). Magnetic resonance imaging revealed transverse myelitis. An exhaustive autoimmune assessment yielded only a positive result for circulating lupus anticoagulant.
Discussion. Although we diagnosed polyarteritis nodosa in these two patients, the role of the lupus anticoagulants remains debatable. These antiphospholipid antibodies are likely to create the conditions for vasculitis due to its persistence in the serum even in the absence of disease activity.
Conclusion. The combination of corticosteroid therapy, immunosuppressants, and intensive physical therapy resulted in satisfactory neurological recovery at six and seven months.
Périartérite noueuse : une étiologie de myélite à ne pas méconnaitre en Afrique subsaharienne
Introduction. La périartérite noueuse (PAN) est une vascularite segmentaire nécrosante systémique intéressant les artères de moyen ou de petit calibre. Elle se caractérise par une multiplicité de signes cliniques secondaires à une infiltration des différentes couches de la paroi artérielle (adventice, média, intima) par des neutrophiles, des lymphocytes, et des éosinophiles. Cette infiltration cellulaire est responsable d’une réduction du calibre artériel de minime à sévère, à l’origine de manifestations surtout neurologiques et digestives. Ces manifestations se compliquent d’une altération de l’état général, source d’errances diagnostiques en Afrique subsaharienne avec certaines maladies infectieuses endémiques (VIH/sida, tuberculose et hépatites virales). Nous rapportons deux observations de PAN avec atteinte neurologique périphérique inaugurale (paraplégie et tétraplégie), secondaire à une myélite transverse documentée, chez deux patientes ayant des antécédents obstétricaux de pertes fœtales. À travers ces deux observations, nous voulons préciser les caractéristiques de cette association (PAN et anticorps antiphospholipides) peu décrite.
Observations. Les patientes étaient âgées de 25 et de 45 ans, et avaient en commun la conjonction de migraine chronique, fausses couches, déficit neurologique périphérique majeur, survenant en saison sèche (saison de basses températures au Gabon), myélite transverse documentée à l’imagerie par résonnance magnétique, et dont le bilan auto-immun exhaustif ne retrouvait qu’une positivité de l’anticoagulant circulant du lupus.
Discussion. Si le diagnostic de périartérite noueuse était établi chez ces deux patientes, on peut discuter du rôle isolé des anticoagulants du lupus. En effet, ces anticorps antiphospholipides sont susceptibles, par leur persistance dans le sérum et cela même en l’absence d’activité de la maladie, de créer les conditions de vascularite.
Conclusion. L’association corticothérapie/immunosuppresseur/kinésithérapie intensive permettait une récupération neurologique satisfaisante à six et sept mois.
Articles Complets
Auteurs
© MTSI 2025

Ce travail est disponible sous la licence Creative Commons Attribution 4.0 International .